vendredi 14 mars 2014

Digduguesclin - Histoire et Storyboard, Projections - fr/en



En l'an de grâce 1351, le Royaume tout entier est dévasté.
Mandé par le Roi afin de renverser le sinistre Malsanto, 
Bertrand entame alors un long voyage...



Les origines du film


Le début de l'aventure commence en 2005 par un simple morceau de musique, intitulé "Digduguesclin", un titre trouvé chez moi un soir de pleine lune, un mélange de "Digdug" le fameux jeu vidéo des années 80 (qui m'a personnellement très marqué), et de Duguesclin, le célèbre chevalier Français du 14ème siècle.
Ce morceau devait être le 13ème du 2ème album de Golgoth 13, mon ancien groupe de musique. Cofondateur, guitariste, compositeur, j'ai aussi été un peu l'homme à tout faire du groupe pendant 7 ans : réalisation des pochettes de disques, affiches de concert, site web, repassage des tenues de scènes, etc. "La Queste de Digduguesclin" a été enregistré en janvier 2005 au studio Chaussette Records dans le petit village d'Urcuit, par mon ami et Disque Jockey du groupe, Sylvain Aubert. Le morceau nous paraissait bien, mais un peu trop différent du reste de l'album, car il avait été composé plus tard avec un vieil ami, l'ingénieux Stéphane Paulini, le nouveau clavier du groupe qui avait remplacé Grégory Sentenac. Une idée folle me vint alors : utiliser le morceau "Digduguesclin" comme fil conducteur de notre prochain album, et de faire donc de notre 3ème opus, un album électro-médieval autour du moyen âge donc. Fous de joie, les autres membres acceptent ma proposition, mais ils ne savent pas encore que cette idée va nous mener à notre perte. Après plusieurs années de travail acharné, certains morceaux sont achevés, d'autres non, deux cent riffs sont enregistrés, concepts, storyboards et certains bouts d'anims sont même finis. Il manque une certaine cohésion, car il n'y a pas vraiment d'histoire, mais uniquement des thèmes à la manière de morceaux classiques. Stéphane Paulini très conscient du succès qui va nous tomber dessus, préfère quitter le groupe avant de devenir célèbre. Nous nous retrouvons donc à trois, mais nous composons à deux avec Hervé Zwingelstein, le bassiste du groupe. La période est plutôt faste et nous composons un de nos meilleurs morceaux : "L'arrivée du Roi". Sylvain se sent seul ; il veut jouer en live et nous propose de recruter un nouveau clavier. Il est fan d'un groupe local qui tourne bien, "le Garazi Philantropik Orchestra". Il rêve de jouer un jour avec un de ses membres qui le fascine au plus haut point, tant par sa présence scénique que par sa beauté : le batteur percussionniste xylophoniste Stéphane Garin.
Nous rencontrons donc Stéphane un samedi matin au Kalaka, un café sous les jolis magnolias en face de la cathédrale de Bayonne. Stéphane est emballé par l'idée de nous rejoindre, et après quelques répètes nous composerons des nouveaux morceaux. Cela fait déjà 6 mois que nous jouons ensemble, et même s'il y a de belles compositions, nous avons du mal a rendre l'ensemble cohérent. En 2007, nous tournons alors beaucoup avec les anciens morceaux de nos deux albums précédents, histoire de nous ressourcer mais aussi de ne pas perdre pied avec la scène. Il faut dire que les fans sont demandeurs, et il ne faut pas les décevoir ! C'est à cette période que nous jouons le mieux, mais en même temps nous finissons aussi par perdre de vue notre projet initial. Il devient très difficile de se remettre à Digduguesclin : nous patinons. Fatigué, Stéphane Garin décide de quitter le navire pour se consacrer à des projets solo, et Hervé Zwingelstein le suivra deux mois après. Le projet titanesque sombre en 2008 avec le split inévitable du groupe, et nous sombrons aussi avec Sylvain dans une dépression abyssale, épuisés par cette aventure rock and bolesque. Malgré quelques essais à deux pour "sauver" le groupe, c'est infructueux, rien n'y fait, Golgoth est gelé.
Après deux ans de jachère, de larmes, de cris et de poussière, je décide de reprendre le film à zéro, car je refuse de jeter tout ce travail. Tout en gardant le concept du début (faire un film en pixel autour du moyen âge), j'écris en 2010 un vrai scénario. Comme le projet est déjà vieux, je n'arrive pas à garder un bon rythme de travail seul ; j'ai besoin d'aide ! Je propose donc à Michel Pasut un vieux copain (auteur talentueux de pièces de théâtres), de m'aider à écrire les dialogues. Il accepte, ce qui me motive à écrire tous les soirs en rentrant du travail. Nous nous voyons ainsi avec Michel tous les vendredis matins au café "Le Palais" pour écrire les dialogues et ce pendant 6 mois. Je lui décris l'histoire au fur et à mesure des semaines, et les dialogues se précisent. Tous mes dictionnaires d'étymologie et médiévaux me servent à nouveau, je jubile ! Pendant ce temps, je cherche aussi à élaborer toute la partie technique du film, et je continue à créer la bibliothèque graphique : les décors, les objets, les personnages... Fin 2010, le scénario et les storyboards sont finis, tout me paraît à peu près cohérent. Je fais alors une demande d'année sabbatique à mon travail officiel, elle m'est accordée. Ouf. En janvier 2011, je me lance enfin dans l'aventure sur mes propres économies. Nous sommes en avril et cela fait déjà 3 mois que je travaille sur le film, je n'ai fait qu'un quart. Mon bureau est à la maison, dans le salon, et je prends du retard. Je soudoie alors un ami photographe, Ludovic Zeller, afin qu'il me prête un bureau dans son Studio Photo, le "Z studio" ; il accepte... Je suis sauvé ! Je me met au boulot dès le lendemain matin, et je reste jusqu'à tard le soir ; je n'ai pas une minute à perdre ! Pendant 5 mois, je vais travailler d'arrache-pied, et en août, je suis aux trois-quart du film ; mon retard est enfin rattrapé. Sachant que je suis enfin dans les temps (ma date butoir est fixée à fin décembre 2011), je propose alors à Sylvain de faire la musique du film. Il reste un peu plus de quatre mois pour réaliser toute la musique ainsi que la partie bruitage. Sylvain a peur de ne pas y arriver, mais je le menace de l'étrangler s'il ne fait rien : il accepte. Il bosse tous les jours comme un damné, et on se voit le samedi après-midi pour le goûter. Il est lui même emballé par ce qu'il fait, il rit beaucoup à cette période. Ca ne lui est pas arrivé depuis Golgoth, et il produit comme jamais ! Sylvain colle de près au film et ses compositions marchent encore mieux que ce que j'espérais. Le film prend une bonne tournure, nous sommes content. Nous gardons un seul morceau que j'ai composé, "Les chevaliers de la Table basse", la thématique des chevaliers éponymes. Fin novembre, après 11 mois intense, la partie animation est terminée et le film enfin monté. Le 10 janvier 2012, soit deux jours avant l'avant-première à Bayonne, le film est enfin prêt. Il passera à la galerie du Second jeudi 10 fois pendant 3 jours, salle comble. Je suis soulagé.

Un an plus tard, un site internet sera réalisé pour la promo du film, il est désormais sur archive.org 

 FICHE TECHNIQUE
 
Scénario et réalisation : Sébastien Lasserre
Dialogues : Michel Pasut et Sébastien Lasserre
Musique et bande son : Sylvain Aubert
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Traduction Anglaise : Xan Errotabehere
Traduction Espagnole : Kimu et Martha
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Lieu de production :  Système Solaire, Terre, France, Bayonne
Année de production : janvier 2010 à décembre 2011
Sortie : janvier 2012
Durée : 34 mn.et 48 s.
Version : Française, Anglaise (peut-être un jour Espagnole et Basque)

Support : DVD ou fichier numérique HD

Seb, Sylvain et Michel

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In the year of grace 1351, the entire kingdom is devastated.
Begged for by the king in order to reverse the cursed Malsanto,
Bertrand sets off on a long journey…


Origins of the film

The story begins in 2005.
« Digduguesclin » was an instrumental track that should have been on the third album of Golgoth 13,my previous band. This tune was an electro-mediaeval mix between the old video game « Digdug »and the french knight from the 14th century « Duguesclin« .




« The Quest of Digduguesclin » was recorded in january of 2005, at our recording studio « Chaussettes Records »in Urcuit by my old friend and DJ of the band Sylvain Aubert, aka Vincil from Ummo.The tune sounded good, but a little different from the rest of the album because it was made later,after Stephane Paulini joined us to replace our previous keyboard player Gregory Sentenac.A crazy idea came to me : Keeping the tune Digduguesclin for our third album, in order to make a Concept album.The others members were very happy about it, what they didn’t know was that this idea would drive us to hell.After many years of hard work, some tunes were finished, some others weren’t, two hundred guitar riffs were recorded, designs, storyboards, and some animations were made. It was a big project and it was difficult to keep the whole thing consistent. Stephane Paulini was well aware that success would soon knock at our door, but he didn’t want to be famous. He left the band on the spot.Golgoth 13 had lost a leg and we decided to compose new tracks with the bass player Hervé Zwingelstein. That period was a good one, inspiration was present, we created one of our best tunes ever: « The arrival of the King ». Sylvain felt alone because he didn’t compose with us (he didn’t play any « common » instrument), and he wanted to play live again. At that thime he was a big fan of a local band named « Le Garazi Philantropik Orchestra« , from which he liked the xylophonist drummer Stephane Garin. Sylvain wanted him in the band. We met Stephane on a sunny day in a café located in front of the cathedral of Bayonne, under some marvelous magnolias. Stephane was zestful to join the band and we created our first new tunes together a few days later. We composed during 3 months and even if there were some really good tunes, we didn’t succeed in making a coherent album. In 2007, we decided to tour again to take some fresh air. We toured a lot and by this way we progressed, but we forgot about Digduguesclin. When we came back at the recording studio, it was hard to compose again and we felt very tired. Stephane Garin decided to leave the band to work on his own tunes by himself. Hervé Zwingelstein couldn’t accept this situation and he left as well. The titanic project sank with the inevitable split of the band and I sank together with Sylvain into an abyssal depression. I tried to save the band with Sylvain, but nothing happened, Golgoth was frozen. After two years of tears and dust, I decided to bring the project back on my own: by making a film using the early intent and concept. In 2010, I wrote a real scenario. The project was getting old and I didn’t have a good workflow; I asked Michel Pasut, an old friend, to help me write the dialogues of the film. He agreed and I worked every evening after my day job; we saw each others on friday mornings of every week during six months. I described the story to him and little by little, the dialogues seemed to get clearer. I used all of my medieval dictionaries. In the meantime I continued to work on the technical aspects of the film and on the graphic library : characters, sprites, settings, tiles… By the end of 2010, the scenario, the storyboard and the dialogues were in place. Everything seemed to be coherent. I took a sabbatic year off my day job in january of 2011 in order to make the film, on my own dime. By April, I had already worked for 3 months on the production of the film and realised I was behind schedule. I worked at home in my living-room and found it was not a good place to have a proper workflow. I asked a friend, a photograph in Bayonne, if I could use a little space in his professional studio: the « Studio Z ». He accepted and consequently saved me. During 5 months I worked early in the mornings up until late at night; By August, three quarters of the film were done. I knew that I was back on schedule so I asked Sylvain to make the music. Sylvain was afraid about the tight schedule and thought he wouldn’t be able to do it in time… I then threatened to strangle all of his family along with him and miraculously, he accepted the challenge.
He worked hard and we saw each other on saturday afternoons. He was a happy man at that time and laughed a lot. All of his compositions were coherent and everything seemed perfect! We kept only one of the tunes I composed: « Knights of the Coffee Table ».
By late november, all the animation was done and the film was edited.
On January 10th, 2012, the film was ready for its first projection at "La Galerie du Second Jeudi".

One year after, a site internet is developped for the film's promotion; it is now on internet archive "wayback machine" : archive.org 

TECHNICAL SPECIFICATIONS

Scenario, Director : Sébastien Lasserre
Dialogues : Michel Pasut and Sébastien Lasserre
Music : Sylvain Aubert




English version : Xan Errotabehere
Spanish version : Kimu and Marta
Place of Production : Solar System, Earth, France, Bayonne
Year of Production : January 2010 to December 2011
Release : January 2012
Lenght : 34 mn. 48s.
Versions : French, English (may be one day in Spanish and Basque)
Support : DVD or Mov. HD



Affiches/Posters

Affiche Françoise
Englis poster

Concept

Digdug + Duguesclin = Digduguesclin

Dessins préparatoires/First drawings


Premiers dessins de l'ours.
 Ici, il donne du miel à Bertrand
qui a attrapé un rhume carabiné.
L'ours a été brûlé par un cracheur de feu maladroit, 
il n'a plus de poil aux fesses.
(rebaptisé Glinglin pour le film, en hommage au martyr Saint Glinglin),
sont trois légendes bien connues du Moyen-Age.


L'écu de Bertrand Digduguesclin : la pelle est le symbole du jardinage moderne, mais aussi du célèbre jeu video des années 80, Digdug.
"Creuse et tu trouveras. Enfin, ça dépend." (Roger Labinette, XIVe)
Bertrand Digduguesclin, le chevalier à la pelle (Polaroïd, XIVe)
1-Haubert 2-Cottes d'armes 3-Heaume 4-Ecu 5-Mitaine 6-Ceinturon
7-Epée 8-Gambison 9-Chausse 10-Eperons 11-Pelle
Le Commodore 64, symbole de modernité et de blasphème au Moyen-Age va être détruit sur ordre du Pape Grégoire XXII qui ne supporte pas cette machine.
Enlevé puis caché dans le mur d'une église par un maçon amnésique, 
le Commodore ne sera finalement jamais retrouvé.

Eglise Cathodique de Pontiflard, inspirée de la chapelle de Saint Gonery à Plougrescant en Bretagne.

Le Chastel de Montfol en feu.
La carte du Royaume, faite à la main parJean-Luc Ptolémée lui-même.

Etude d'un Chastel médiéval.
Une série d'ectoplasmes et autres fantosmes du Styx.

La Vouivre, Wouivre ou encore Wyvern, premiers croquis.
Le Goupil devait aider Bertrand dans sa Queste, 
l'idée a été abandonnée sur ordre du Diocèse de Glaviotte.
Un des premiers dessins des Moines Photocopistes.
(Illustration du XIIe s.)

Voici une étude du mécanisme de l'usine Malédictine :
c'est là que sont fabriqués les navets transgégènes
(mi-transgénique, mi-gégène) de Malsanto.


Premières recherches de Malsanto.

Etude de la Barque de Bertrand, inspirée des nefs du XIIIe.
Toru, un des fils du Roi pécheur, pétrifié sur l'île Paku.







La Mer d'Houille, première ébauche.
Un fond marin, avec quelques restes d'une civilisation disparue, mais vu la taille des colonnes, les scientifiques penchent plutôt pour du polystyrène...
L'écu des Froissés.



Storyboard

Eglise de Pontiflard/Tristan le Froissé porte une missive au Roi.




Bertrand arrive à Hersepic


Terre Gaste/Le Roi pêcheur accroche Glinglin à l'Arbre de vie

Pontiflard/le Roi demande à Bertrand de s'asseoir sur le Siège Périlleux




Premières recherches graphiques

Hersepic
La Mer d'Houille.
Moines Malédictins
Le Roi d'Ug
Les ectoplasmes


Extraits de presse / Press



"La Queste de Digduguesclin", c'est une chanson de geste en 16
couleurs 8 bits, à la façon de premiers jeux vidéo.
De cette hybridation génétique naît un monde graphique terrifique et
ludique, un monde virtuel naïf et toxique, que le pauvre chevalier
traverse bon an mal an.
Avec lui le spectateur qui ouvre grand ses mirettes,
saisit au vol les gags et fausse-trappes d'un rêve éveillé.
Bande passante passée au stroboscope, ritournelle cadencée de sons
électroniques, répliques en ancien français pixélisé, le film de
Sébastien Lasserre prend les allures d'un voyage psychédélique dont
on sort en méditant.
Fidèle au genre initiatique, l'auteur appelle au dépassement de nos
peurs et nos fantasmes, que les puissants manipulent à leur gré.
Chimères, disparaissez!

Dame Aude l'Ymagière, Science et Moyen Age, mars 2012.

Extraits p.8 - Courrier des lecteurs

Pff g vu le film se matin ct tro chanmé

MDR du dbu jusklafin. 
 Gisèle, 79 ans

Tromortel jador kan le cheval i galop
c tro bien fé ! 
Louis, 99 ans

Magnifique, j'ai aimé mais parfois j'ai eu peur des méchants.
 
John, 6 ans et demi

 Sa ma doné la nosé
Hubert, 46 ans, militaire à la retraite 

C kankonpeu le voir en gran ?
Simone, 100 ans



Ce qu'en dit la presse sur internet :

Retrogaming


Animation


Journaux



Projections  / Screenings

2015

- 8bitBar_Panke culture, Berlin, 7 mai

2014

- Rien
 
 2013 

- Festival la lanterne magique,
médiathèque de Saint Paul, la Réunion,  17 au 29 octobre

- Faites-vous des films, Billom 17 et 18 août 
- Irun Faktory, Irun (Pays Basque) 5 au 9 juillet

2012 

- Festival d'Animation d'Anglet
Galerie Pompidou, samedi 3 novembre – 16h00 
+ diffusion tous les mercredis du mois de novembre en français
et en anglais + exposition des storyboards
+ conférence/question-réponse
- Festival Voix d'étoiles, Port-Leucate, 31 octobre au 3 novembre 2012
- L'Usine à Jeux, Bayonne, 15 septembre 2012 (date susceptible d'être modifiée)
- Pub Katie Daly's, Bayonne, vendredi 13 juillet à 19h30 (gratuit)
- Soirée Coqtail, Toulouse, samedi 16 juin - 20h30
- AIAA, Roquefort, samedi 5 mai - 20h00
- Médiathèque, Biarritz, vendredi 16 mars - 19h30
- Galerie du Second Jeudi, jeudi 12, vendredi 13, samedi 14 janvier - 16h/17h/18h

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